seule
au fond du couloir
je discute
écriture automatique
a quoi ça sert?
a rien
pour le futur
sans doute
ça me réchauffe
me refroidit
j'y pense
puis j'oublie
j'aimerai bien
de l'aventure
partir aussi
loin
un an
passe
si
vite
10/05/2013
11/03/2013
16/11/2012
04/11/2012
On est chacun pour l'autre, les gens de solitude.
On s'attache au vieux objets qui s'effritent, on les serre fort et on en parle encore. Ce qu'on devient? On devient comme avant, on a juste continué. On est ce qu'on disait, ce qu'on était pas encore. On se cherche encore. Est ce qu'on a oublié? Peut-être que oui. On a un peu grandi, pas vraiment vieilli. On se fait du bile pour rien, pour se consoler chacun à chacun. On se rassure, on retourne les choses. Et on zappe. Le temps de l'oubli.
06/10/2012
07/09/2012
Les nuits qui me torturent sont les réponses d'un corps maltraité par l'objet: matelas.
Ca fait déjà quelques jours que je suis à l'heure d'hiver. Je sens le froid, l'odeur de la rentrée, des nuits qui tombent très vite. L'odeur du stress de l'époque, de mes réflexions, des solitudes, des pensées adolescentes. Les cheveux qui volent aux retours du car 46. Le sourire de gens qui pensent. J'ai grandi. J'aime beaucoup trop être une gamine (= ce compliment déguisé). Je repense aux premiers sentiments, à ma vision des choses. Qui change, tout le temps. A la candeur. Je prenais plus de temps pour l'évasion. J'ai arrêté tout ça, les vies songées. J'avais envie de foutre le camp. Maintenant c'est fait. J'ai tout ce que je veux. Ca me tracasse. J'ai toujours voulu rêver les choses. Tout est concret. J'ai plus de questions, seulement des maladies imaginaires. Mais je vais bien, tout va vraiment bien. Ce doit être ce qui me dérange.
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