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18/06/2010

est tombée amoureuse d'Ödland et ses paroles, des yeux de l'oiseau.



Puisqu'il faut bien tomber plusieurs fois, tombons d'amour. 
C'est peut être mieux comme ça.
(faisons mine d'être convaincu) 

"Les yeux de l'oiseau. Ce genre de choses qui vous font voir différemment ses yeux, à l'oiseau. [...] A la frontière du rire et du n'importe quoi, tu voudrais m'attraper une seconde fois mais tu oublies que je suis née ici. Dans ta boîte cranienne. Je resterai toujours, peut être pas sous emballage mais jamais consommée. C'est comme ça. [...] Sur ce banc, compte sur moi pour t'aimer, mais pas pour être à l'heure. C'est comme ça. Laisser le vent tout faire, ni jour, ni heure. Claquer les portes et pousser les stratocumulus, compte sur moi pour t'aimer cher chat, mais pas pour être là."

18/04/2010

Souffle neige.




   Tout ce que je voudrais pour ce soir, c'est me poser sur le canapé. Mon pull vert à l'envers, ou à l'endroit mais toujours aussi chaud. La couette qui gratte, mon chat sur le côté qui joue, qui s'aggrippe à la couette en polaire ou alors avoir une peluche sous le bras à malaxer. Regarder un film débile, ou ce téléfilm là avec la fille qui rate sa vie tout le temps et qui me fait bien rire aussi. Avoir les pieds au chaud, mais sentir qu'il fait froid dehors et finir par s'endormir sur un fond de musique un peu trop fort.

21/02/2010

Emporter tout, ne rien laisser. et plus tard visionner nos vies sur la télé.








     










    Vue de l'Hotel Mercure, jeudi soir, chambre 103, aux alentours de 21h.

Je n'sais plus ce qui m'arrive. Je vais bien c'est certain. 
Mis à part Google, qui me demande une bonne centaine de fois dans la journée si je veux installer la barre alors que je l'ai déjà ce foutu machin, mis à part le fait de savoir qu'il va falloir me trouver un boulot, finir et commencer une dizaine de projets, prendre le temps de m'inscrire aux écoles, faire les devoirs, essayer de me coucher beaucoup moins tard que ça sous peine de finir amoureuse de mon lit à chaque petit matins (comme c'est déjà le cas).
Le fait de quand même savoir que ce soir je vais trainer dans Saint Gilles avec Gaelle a lui raconter toutes sortes de choses abracadabrantes tandis qu'elle fumera ses Lucky Strike, le fait de savoir qu'avec Marjolaine on va se faire une soirée Chatroulette+Voldemort, et de savoir aussi que je vais sûrement bientôt aller sur Nantes, le fait d'avoir passé des vacances géniales à Angers aussi. Le fait d'écouter du Beirut sans se lasser, le fait de jouer à papier/ciseaux avec des vrais papiers/ciseaux, de s'amuser à faire la geek folle collectionneuse de bandeaux, d'avoir envie de parler anglais pour rien, de continuer l'interminable déco de chambre, et de voir mon chat là, sur le lit.
Mais j'ai un peu peur aussi.

05/02/2010

De toute façon si tu marches parterre tu te feras bouffer par les crocodiles.


Revenir à Bazan, se dire que c'est pas si mal. Entendre le rire forcé et à pleines dents des enfants. Remplir sa poubelle de mouchoirs et de microbes. Se shooter aux Efferalgans, au Nurofen, a l'Angispray, au Doliprane et tout ce qui passe. Etre en rupture de stock de Bueno, alors se faire la tablette de chocolat Poulain. Se répeter les phrases rigolotes du Fabuleux Destin d'Amélie et se faire appeller Madame Wallace. Attendre un peu, et mépriser le temps, les gens. Rire de ceux-ci et puis non, c'est même pas drôle finalement. Ecouter des Podcasts pour ne pas tomber dans une nouvelle routine musicale. Photographier son chat avec le flash. Parler de sa vie aux inconnus. Emprunter des trucs aux inconnus. Rigoler avec les inconnus. Possèder des esclaves professionels de l'origami et de la peinture, rémunérés à O,OOOOO1cts de l'heure. Détester la pluie parfois, se trimballer avec un sac sur la tête. Se peindre les vêtements, s'insulter soi même, essayer de détacher le tout en vain, en avoir sur le visage, sur les cheveux, partout et se faire moquer. S'enfermer dans le placard pour pleurer un coup, parce qu'on se sent imploser de l'intérieur jusque dans l'exterieur, pour se cacher, pour éteindre les bruits. S'amuser de gentils compliments, passer des larmes aux rires. Dormir emmitouflé la tête dans un bonnet pour se sentir mieux à l'étroit, moins petite, pour se rassurer, se dire que ça va/doit aller. Apprendre des choses étonnantes, qui ne contentent que vous. Aller au tissu du Renard, fouiner, trouver LE tissu et avoir une multitude d'i(dé)es à coudre. Se contenter d'un manteau beau et froid. Peindre tout en rose, passer pour une niaise mais se foutre des opinions. Sentir qu'ils l'ont bien mérité, que c'est bidon et que ça me fait rire. Mentir pour rire, et dire tout de suite après qu'ils se sont fait avoir. Se prendre le vent en pleine face, voir L'Arbre et son feuillage d'Hiver, écouter la musique un peu plus fort, avoir le nez rouge, les mains remplies de conneries, d'un carton à dessin, d'un sac de sport, d'une poche en trop, du sac de cours qui ferme plus, d'une fourchette accrochée, de cliquetis.  
Et bouffer des PEZ.