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05/06/2010


    Laissez -moi.   Je veux continuer à me cramer les pieds. 
On déchante à mon avis beaucoup trop vite. Et il fait un froid de canard à s'en geler le coeur. Alors je m'arme d'un faux vieux tee-shirt, et de mon armure toute douce jaune poussin, mon meilleur allié. 
    Et pourtant rien ne cloche, cette semaine j'ai retrouvé un peu de tout ce que je voulais. Et puis c'est marrant comme lorsqu'on parle du loup il revient au galop. Mais ça n'a rien de déplaisant, d'habiller les conversations de "Je t'ai dit que?". C'est tout ce qu'il faut. Sentir que la fin est proche mais que l'on s'amuse encore un peu, peut-être même trop. Préparer beaucoup de choses scolaires mais tellement plus amusantes encore que ce qui nous attend. Et faire réagir les gens. Surtout ça. Je ne compte plus tous ces "Merci". Ca saute au coeur, les gens qui vous attrappent comme ça pour vous dire qu'ils ont aimé, qui vous laissent des messages par ci, par là. De savoir que ça a plu aux gens.
De raconter des choses que l'on ne s'entend même pas dire finalement. Et d'être un peu seule.


Et puis Acheter du tissu. Ressortir la machine à coudre qui n'attend même plus,faire toutes nos affaires vite, sans plaisir parce qu'on a pas le temps.
Décommander.
Sentir qu'il fait bien plus froid. Ecouter Beirut. Se dire qu'il faut s'y mettre. Comme on se le disait hier, et puis l'autre hier aussi.








Comme on se le dira demain.
Et comme on en rêvera cette nuit.

18/04/2010

Souffle neige.




   Tout ce que je voudrais pour ce soir, c'est me poser sur le canapé. Mon pull vert à l'envers, ou à l'endroit mais toujours aussi chaud. La couette qui gratte, mon chat sur le côté qui joue, qui s'aggrippe à la couette en polaire ou alors avoir une peluche sous le bras à malaxer. Regarder un film débile, ou ce téléfilm là avec la fille qui rate sa vie tout le temps et qui me fait bien rire aussi. Avoir les pieds au chaud, mais sentir qu'il fait froid dehors et finir par s'endormir sur un fond de musique un peu trop fort.

13/02/2010

Tu verras comme tu te sentiras ailé quelques temps, et pourtant comme ça s'en va doucement.




Et ces faisceaux qui dansent. Ces faisceaux, ennivrant. Je n'suis déjà plus là tu vois, et je n'ai rien pour te faire dire que je suis déjà loin, je n'ai pas de mots pour ça. Mais je le sais, que je suis loin, c'est déjà bien.>>

 Paris, c'est fini. Et c'était beau, il faisait froid, mais c'était bien. Le Grand Palais, le Centre Pompidou qui m'ennivre de joie, qui me fait me sentir enfant et bien en même temps à chaque fois, la Cinémathèque et ses faisceaux, sa part de rêve, Le Sacré coeur, la beauté du paysage, et les Guignols de l'info, le métro, le Bus, le Théâtre. Le chaud,le froid, les gants, les douches collectives, les lits pas fait, la fatigue,les sautes d'humeur, les photos. Le beau, le beau, le beau.

<<Je veux photographier les rites importants de notre présent car nous tendons, alors que nous vivons ici et maintenant, à ne percevoir de celui-ci que ce qui est aléatoire, stérile et amorphe. Alors que nous regrettons que le présent ne soit pas comme le passé et désesperons qu'il ne devienne jamais le futur, ces innombrables et impénétrables coutumes sont en attente de sens... Ce sont nos symptômes et nos monuments. Je veux simplement les sauver, car ce qui est rituel, curieux et banal appartiendra bientôt à la légende.>> Diane Arbus, 1963.