29/01/2012



Je voudrais exploser, couler, me décomposer, que ma destruction soit mon œuvre, ma création, mon inspiration ; m’accomplir dans l’anéantissement, m’élever, dans un élan démentiel, au-delà des confins, et que ma mort soit mon triomphe. Je voudrais me fondre dans le monde et que le monde se fonde en moi, que nous accouchions, dans notre délire, d’un rêve apocalyptique, étrange comme une vision de la fin et magnifique tel un grand crépuscule. Que naissent, du tissu de notre rêve, des splendeurs énigmatiques et des ombres conquérantes, qu’un incendie total engloutisse le monde et que ses flammes provoquent des voluptés crépusculaires, aussi compliquées que la mort et fascinante comme le néant. E.Cioran

 

Réalisation et Production a quatre mains:
Adriana Teofanova, Charlène Guyon-Mathé.
Aide à la caméra: Christiane Bressolier

27/01/2012

apparat+couleur+jupon+films+clowns+tram+déshydratation+danse+lente

                        J'ai trouvé mes réponses à la question du vide. Sur un coup de tête, de bleu. De larmes. J'ai compris. Je ne m'étais jamais autant compris. Il avait raison. C'était facile, mais vrai. On puise tout à l'antérieur. On est des êtres d'un passé oublié, inconscient. Mais qui ronge pourtant. Vide. J'étais "vide". Ou en tout cas j'avais ressenti ça pendant longtemps. Et il m'a suffit de claquer la porte. Brutalité d'un choc, trois fois sans moi. ANTICIPER. Toujours, en tout, pour tout, même quand je dors. Je vie au futur alors je ne vis pas grand chose. Finalement c'est ça, c'est un problème sans mathématiques. J'étais devant ma pâle copie jaunie tout ce temps, et j'ai reglé ça comme ça. Ca me tue a la finale de ne pas savoir me lire, de ne pas avoir su. Je veux dire, quand on me demandait pourquoi? Je ne répondais pas. J'étais une inculte de ma personne. Muette. Plongée dans un néant engloutissant. Et qui m'oppressait même. Je faisais sans mot, je ne faisais rien qu'user mes yeux. Mon symptome a moi, m'enleve au silence, pesant. Ce tête à tête avec moi même. C'est fini, c'est presque fini. 

19/01/2012

message to bears a sorti un nouvel album qui dépote.







J'aime un peu trop la musique.
Quand je l'affectionne, 
elle devient particulière.
Sans plus rien faire.
Je peux juste écouter,
je veux juste l'écouter.
Rien d'autre.
Mais je n'sais pas faire de musique moi.
J'aime beaucoup chanter pour rire.
Mais je n'y pense pas.
J'aimerai pourtant savoir sortir
quelques choses mélodieuses.
Etre quelqu'un de doué,
pouvoir me créer mes orchestres de vie.
Tant pis.
Je ne suis que mes oreilles.
C'est bien aussi.
Je deviens des yeux qui pleurent, parfois même. 
Alors ça a l'air bidon,
je me sens imbécile.
Ces fois ou je me dis que sans ça elle serait fade.
Mais je le pense.
Tout le temps. 




31/12/2011

(1) Je veux dire par là, être le contraire de ce que je suis. Avoir le contraire de ce que j'ai là, dans ma tête. Peut-être rien, je ne sais pas. En tout cas je serai déconcentré sans impunités. Je serai mignon, je ferai des bêtises et on me pardonnerait tout parce que je suis mignon. Ma condition serait être paresseux.

J'aimerai souvent être un chat, et avoir de petites préoccupations. (1)

11/12/2011

c'est comme une rupture.





Ca   fait   presque  aussi  drôle,  ça  rend
vide:  ce   petit  mal.   Alors   je  fais   les 
choses   comme    je   peux.   Et    on   me 
traite de ces filles  qui  font  des  gateaux
pour    aller   mieux .   Pour   aller   mieux, 
moi,    j' achète    n' importe      quoi.     Je 
trouve des  isolés. Un  cheval  à  l'unique
sabot, une fillette  à  la  moitié  de  crane, 
un   éléphant   chevelu,   des   yeux  sans 
visages, du  plastique en  poupon  (X 3).
Figures qui  deviennent  les  invalides  de
ma   petite entreprise.   Et  ça  me  va  un
peu,  ça  me  va  pour  la  journée.    Mais 
c'est ces soirs où je regarde  les  lumières
bouger  dans  les  feuilles.  Où je  lève  le 
rideau qui  font de  mes  nuits  des  rêves 
d'expulsions.  Je  ne suis  chez moi  nulle
part quand il fait noir. Mon  appartement 
est  un  receuil  de  passés.  Et  celui   des
inconnus me fascine , les objets  qui  ont 
des    Avant ,   mes   immigrants .   J'aime
beaucoup  me   raconter   des   histoires.